I L

F A U T

A I D E R !

ESTACAIDE :

Présentation et objectifs de la mission en Mauritanie:

L'objectif pour 2006 est de mettre en place un circuit touristique solidaire attractif qui permettra la réalisation de projets communautaires. En effet, la population hôte hébergeant elle même les touristes, c'est elle qui percevra directement l'argent de l'échange, ce qui lui fournira un moyen de financement pour ses projets. Nous serons en partenariat avec des associations Mauritaniennes afin d'aider et d'orienter les touristes sur place.

Notre projet est aussi, nécessairement, destiné aux voyageurs. En effet, le voyage solidaire n'est possible que grâce à des valeurs éthiques non négligeables et à une certaine responsabilité du voyageur. D'où la nécessité d'une campagne d'information et de sensibilisation des populations occidentales sur le thème du tourisme alternatif.

Ce qui a été réalisé:

La mission consiste donc à mettre en place un circuit de tourisme solidaire dans la région du Gorgol, au sud de la Mauritanie. Cela fonctionne de la manières suivante:
Des petits groupes des touristes se rendent dans des villages de brousse. La communauté les accueille, les nourrit, les héberge et leur fait découvrir leur quotidien (diverses activités seront proposées). En échange, les visiteurs donneront une somme d'argent qui dans un premier temps payera leur hébergement, mais qui surtout financera un projet communautaire initié par le village (par exemple : construction d'un puit, achats de médicaments...). Cela permet donc à des occidentaux de découvrir de nouvelles cultures tout en aidant des communautés à se développer.
Pour cela, nous avons pas mal travaillé durant l'année avant de partir pour d'une part trouver de l'argent et d'autre part établir une collaboration avec la population locale. Vers mars 2006, une association Mauritanienne s'est crée dans le but d'établir la cellule relais de notre circuit :
PROTOUR.

Nous sommes partis 1 mois en Mauritanie, du 15 juin au 15 Juillet.

En Juin 2006, lorsque nous sommes arrivé dans le Gorgol, nous avons rencontré cette nouvelle association et avons commencé à travailler avec elle. Cela consistait à visiter un maximum de petits villages de brousse afin de répertorier des sites. Nous nous sommes donc rendu dans une petite dizaines de communautés pour au final retenir 3 villages (Ganki, Seyenne Gababé et Loubou Barogal) dans les alentours de Kaédi, chef lieu du Gorgol.
Cette liste est bien sûre provisoire, mais c'est pour l'instant les seuls villages visités que nous estimons prêts à accueillir des touristes.
Nous avons également établi sur place une convention de partenariat entre ESTACAIDE et PROTOUR, qui définit clairement le rôle de chaque association. PROTOUR doit dans un premier temps assurer le contact permanent avec chaque village afin de signer des notes d'engagement de leur part. Cela nous permettra d'établir un premier circuit, que nous soumettrons à une période d'essai de un an. La principale tâche de PROTOUR sera alors
d'accueillir les touristes à Kaédi puis de les orienter dans les différents villages. ESTACAIDE en France se chargera de la promotion de ce circuit via un site Internet (nous cherchons donc des touristes "tests" pour la période d'essai) mais épaulera également PROTOUR des ses actions et prises de décisions.

Suite à cette période d'essai, nous établirons ou non, un contrat définitif avec les villages.
Un site Internet asserera donc la promotion de ce circuit alors ouvert à tout plublic et PROTOUR sera chargé de l'accueil et l'orientationn des touristes dans la région ainsi que du suivit des projets communautaires des villages.

Alexandre Magny

Les 4 personnes qui ont réalisé cette mission :
Maxime Robin (Président); Alexandre Magny; Laurent Mary; Timothée Decaestecker.

Partir solidaire, les nouvelles alternatives:

La solidarité internationale a pris aujourd'hui une autre dimension dans la vie de tous les jours. Les dons sont toujours indispensables dans les situations d'urgence, les plus motivés peuvent s'associer pour monter un projet humanitaire, et puis, la solidarité est de plus en plus privilégiée par les entreprises, qui veulent véhiculer une image plus humaine.

Mais est-on pour cela en présence d'une réelle prise de conscience collective ? Ou bien tout ceci n'est-il qu'un vulgaire « phénomène de mode » ?

Avant de se lancer dans des projets humanitaires de grande envergure, il faut réfléchir à l'optique de développement la plus appropriée au contexte local, et par conséquent anticiper les impacts sur le long terme. Les initiatives venant du Sud sont donc à privilégier. En matière de développement durable, les maîtres mots sont : éducation et formation. Cependant, beaucoup de pays en voie de développement n'y ont pas accès faute de moyens financiers (les écoles coûtent cher et les diplômés des facultés cherchent généralement à quitter le pays pour trouver des conditions de vie meilleures). L'enjeu est donc de donner à la population les moyens de former ses artisans et d'éduquer elle-même ses enfants dans de bonnes conditions, sans intervention directe des pays du Nord . L'idée est d'accorder une importance toute particulière aux projets communautaires (faisant l'objet d'une approche participative de la population). Il faut pour cela penser à une démarche nouvelle.

Parmis les moteurs du développement, existe celui du tourisme durable. L'objectif est de redonner une attraction d'abord touristique, puis écono-mique aux régions ciblées. Cependant ce type de développement (le tourisme de masse par exemple) peut être dangereux car, on le sait, le tourisme menace les traditions, les modes de vie et l'environnement. Il faudrait alors concevoir un tourisme solidaire qui, lui, vise à préserver le patrimoine naturel, tout en le mettant en valeur de manière à développer une économie locale équitable.

Il existe aujourd'hui un certain nombre d'organismes et associations qui proposent des voyages solidaires à travers le monde. Le label ATR (Agir pour un Tourisme Responsable), par exemple, a pour objectif de donner les moyens de développer un tourisme maîtrisé et responsable avec à terme la mise en place d'un label répondant à un cahier de critères. L'association française Echoway a, quant à elle, pour mission d'informer les voyageurs sur les lieux existants du tourisme solidaire et écologique, et de les sensibiliser au fait de «  voyager respon-sable  ».

Le site Internet www.echoway.org recense les lieux et associations qui proposent un tourisme équitable, et sont accessibles au voyageur partant seul.

Cependant, les véritables enjeux du tourisme solidaire sont encore peu ou mal connu du grand public. En 2003, selon les résultats d'un sondage Ifop, près de 90% des Français ignoraient ce qu'est le tourisme solidaire.

Le nombre élevé de définitions (tourisme responsable, équitable, durable, alternatif, écotourisme,) ainsi que la complexité du concept de ce nouveau type de tourisme, qui fait des emprunts à beaucoup de disciplines, participe à la confusion générale.

Depuis le mois de septembre 2005, l'association étudiante ESTACAIDE , a décidé d'axer ses projets de solidarité internationale sur le thème du tourisme solidaire, et s'est lancé dans la réalisation d'un circuit touristique équitable dans la région de Kaédi, en Mauritanie. La mission exploratoire menée au préalable a permis de déterminer un projet pilote. Il s'agit du village de Thilla (400 habitants), que l'association Echoway a déjà recensé comme un site de tourisme solidaire. Estacaide a donc analysé les différents critères qui en font un site équitable. A la base, il y a un projet de développement français. En effet, l'association Electricité Sans Frontières a électrifié ce petit village grâce à des panneaux solaires destinés surtout à distribuer l'eau potable dans le village. Actuellement, un projet commu-nautaire est développé par des gens du village afin de réaliser un champ de légumes, céréales et coton. Ce projet manque de subventions (pour le forage d'un puit), cependant une partie des revenus du tourisme y est consacré. Le principe est simple : les touristes arrivent par petits groupes de 10 maximum, sont hébergés dans les familles et participent à la vie du village pendant quelques jours. Durant ce temps, ils visitent également les villages alentour et sont informés du projet communautaire qu'ils vont soutenir grâce au prix (fixé au terme d'une négociation équitable) de leur séjour au village. En outre, le passage de quelques touristes a déjà sensibilisé la population sur le problème de la pollution.

La multiplication des circuits solidaires en Amérique latine, et l'exemple (à petite échelle) du village de Thilla en Afrique, montent que ce nouveau type de tourisme s'avère être un moteur de développement efficace, dont la source de dynamisme est le voyageur désirant découvrir de nouvelles cultures et un mode de vie différent. Contrairement aux autres formes de solidarités, celle-ci n'est pas à sens unique, et fait l'objet d'un véritable échange Nord-Sud .

Ici, le tourisme constitue un instrument de revivification ou de revalo-risation de pratiques culturelles parfois délaissées des populations locales, et contribue ainsi à leur redonner une fierté, tout en reconstruisant une identité collective . Il doit permettre la conservation de la biodiversité, le renforcement de la sensibilité écologique et culturelle de la population et, pourquoi pas, une prise de conscience sociale et environnementale de l'industrie touristique.

Si le voyage solidaire peut éduquer le touriste sur les problèmes écologiques et lui enseigner une conscience morale, il n'est possible que grâce à des valeurs éthiques non négligeables et à une certaine responsabilité du voyageur dont l'attitude et les actes sur place peuvent être pour les populations d'accueil autant un facteur de développement qu'un élément déstabilisateur.

Au même titre que le commerce équitable, ce type de tourisme donne une dimension humaine à la solidarité inter-nationale en permettant à chacun d'agir de façon réfléchie et efficace. Il met au centre du voyage l'homme et la rencontre et s'inscrit dans une logique de développement des territoires .

Le tourisme solidaire ne représente à l'heure actuelle que 7% du marché touristique, et pour beaucoup d'associations, comme Estacaide, le véritable enjeu est de véhiculer dans les pays du Nord une autre image du voyage, plus juste, plus solidaire, plus humaine .

Par M. Robin

ESTACAIDE

Contacts et infos :

ESTACAIDE: estacaide.free.fr

34-36, rue Victor Hugo

92300 Levallois-Perret

Infos et liens utiles utiles  :

Echoway  : www.echoway.org

Tourismesolidaire :www.tourismesolidaire.org

Tourisme-responsable :www.tourisme-responsable.org